NOTES DU LIVRE III. 4 77 .
des Russes sur Smolensk , ou sur Wiazma, était aussirépandu dans l’armée française , sans doute parce qu’onla redoutait et qu’on y sentait que c'était le seul partiraisonnable que put prendre Koutousof. Napoléon fit écrire à Davout par Bcrthier la lettre suivante, quiest presque tout entière relative aux réponses qu’a-vait faites l’officier prisonnier.
Le prince de Neufchatel et de IVagram au princed’Eckmulh.
Au qiiariier-géiieral impérial prés Mojaïsk , le 29 octobre,à deux heures du malin.
« J’ai réitéré les ordres les plus sévères, prince,» pour qu’on ne brûle rien. Donnez des ordres de» mouvement au prince Poniatowski, sans quoi ce•> corps se trouverait compromis. Le prisonnier que» vous avez envoyé ignore la marche de l’ennemi, puis-« qu’il en est séparé du 25 au soir, et qu’il a été pris» le 26 à onze heures du matin, c’est-à-dire trois heu-» res après que les avant-postes de l’ennemi avaient» pris connaissance de notre mouvement rétrograde.» Si l’ennemi se dirige sur Smolensk , tant mieux ; tous» nos moyens sont réunis, et nous tomberons sur ses» derrières avec une armée plus forte que celle que» nous lui aurions présentée il y a huit jours; mais il» est fâcheux que des bruits pareils se propagent, que» des aides-de-camp en parlent; cela donne à l’armée« des idées de la force de l’armée ennemie, bien loin de» la vérité. Il faut que votre interprète se soit trompé,