NOTES DO LIVRE III. 487
chevaux, les traîneurs s’attroupaient autour, et ellecourait risque d'être pillée au moment où l’on voulaiten retirer ce qu’elle contenait de plus précieux.
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Tous tenaient de Napoléon des grades, des décora-tions. Napoléon était le chef de l’armée et de l’admi-nistration : la nation française n était entre ses mainsqu’un instrument dont il se servait pour l’accomplisse-ment de ses desseins. Les intérêts de l’armée étaient enopposition avec ceux des citoyens, puisque la guerrelui était nécessaire, et que la fortune de la plupart deses chefs consistait en dotations dans les pays conquis.
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Une partie de ce qui avait été prescrit ne put êtreexécuté, ainsi qu ’on Va vu et qu ’on devait s’y attendre.On aurait dû ne donner à des généraux qui comman-daient des corps d’armée fort éloignés les uns desautres, et plus éloignés encore de l’armée principale,que des instructions générales faisant seulement con-naître le résultat auquel on voulait parvenir, et l’onaurait dû leur abandonner entièrement la directiondes opérations de détail. Je ferai observer à ce sujet,qu’un grand nombre de revers et de non succès ré-sultent de ce que les généraux ont été obligés de sui-vre des ordres donnés par des personnes éloignées duthéâtre des opérations; lorsque ces ordres arrivent, il