52 EXPÉDITION DE RUSSIE ,dinot (a), qui défila dans le plus grand ordre etmanifesta beaucoup d’ardeur. Aussitôt qu’Ou-dinot eut atteint la rive droite, il marcha con-tre Tchaplitz, qui se retira avec la totalité deses forces dans la direction de Borisow, et quifut poussé jusqu’à Stakow ; mais Pahlen étantvenu au secours de Tchaplitz, ce général repritl’offensive ; néanmoins Oudinot se maintint àpeu de distance de Stakow : on combattait dansun bois , circonstance favorable aux Français ,qui avaient peu de cavalerie.
Tandis qu’Oudinot maintenait ainsi Tcha-plitz , il dirigeait un petit détachement surZembin ; rien n’était plus important que d’oc-Cuper le chemin qui conduisait à cette ville,parce qu'à une lieue et demie de Studianka il tra-versait un bois marécageux, impraticable pour
(à) Oudinot réunissait toujours sous son commandementle deuxième corps, la division Doinbrowski et la divisionDoumerc ( de cuirassiers). La totalité de ces troupes ne s’éle-vait qu’à environ sept mille hommes.
Quoique le pont sur lequel passa Oudinot fût peu solide , età peine assez large pour livrer passage à de l’artillerie, onparvint à y faire passer deux pièces avec leurs caissons et plu-sieurs caissons d’infanterie.
Les ponts furent construits avec lenteur, puisqu’on travailladeux jours et deux nuits à en préparer les matériaux, et quel’on employa cinq heures à faire le pont pour l’infanterie, ethuit à faire celui qui était destiné aux voitures. Si l’on eût eu unéquipage de ponts de bateaux, en moins de deux heures, etsans préparatifs, on aurait construit un pont.