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Tome troisième.
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LIVRE IV.

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et l’on se voyait contraint d’abandonner chaquejour de l’artillerie et des bagages. Les Kosa-ques se montraient fréquemment ; aussitôtqu’ils paraissaient, tout ce qui se trouvait surla route rétrogradait ou pressait sa marche ; iln’y restait bientôt plus que quelques traîneursqu’ils dépouillaient et les bagages les plus malattelés dont ils s’emparaient. Dès qu’on pouvaitleur tirer quelques coups de fusil, ils se reti-raient ; s’ils avaient osé charger franchement lesmasses désorganisées qui couvraient la route,ils auraient fait, sans presque s’exposer, ungrand nombre de prisonniers ; mais ils mon-trèrent constamment une lâcheté que l’appâtdu plus riche butin ne pouvait vaincre.

Ney s’était retiré, le 2 décembre, jusqu’àZawikino, où il bivouaqua; son infanterie setrouvant alors réduite à mille combattans , Vic-tor le remplaça à l’arrière-garde ; on augmentace dernier corps de ce qui restait encore à Neyde cavalerie et d’artillerie.

Le quartier-général de Napoléon avait été le3 o , à Pleszeniczi ; le i er décembre, à Staiki ; le2 , à Selitsze ; il fut, le 3 , à Malodeczno. Napo-léon reçut, en arrivant dans ce dernier lieu,vingt estafettes qui lui manquaient. De Wredeétait à Wileika ; il reçut l’ordre dç se dirigerl». ,