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Tome troisième.
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III

LIVRE IV.

tans (a) qui traînait à sa suite plus de treize centsbouches à feu ; il fut heureux d’en sortir accom-pagné d’un seul aide de camp. Ce qui a été ditdans cet ouvrage sur sa personne, sur son carac-tère et sur sa conduite comme chef d’une grandearmée, pendant la mémorable expédition deRussie , fait naître les réflexions suivantes quin’en sont, en quelque sorte, qu’une récapitula-tion succincte.

Napoléon, pendant l’expédition de Russie , jouitd’une santé robuste ; il montra constammentune activité d’esprit extraordinaire, un calme etune impassibilité remarquables dans les circons-tances les plus critiques et les plus capables d’é-mouvoir. Il marcha indifféremment le jour et lanuit à pied, à cheval ou en voiture, selon sa fan-taisie ou selon qu’il le jugea utile ; il donna oudicta des ordres à toutes les heures du jour etde la nuit quand cela fut nécessaire. Il ne fut in-disposé qu’une seule fois, la veille de la batailledelà Moskwa , d’un rhume qui dura jusqu’à sondépart de Mojaïsk pour Moskou , mais qui ne

(à) Ce nombre est celui des troupes qui composaient l’armée,en y comprenant celles des grands parcs, de l’artillerie, dugénie et des équipages militaires au commencement des hos-tilités ; mais on a vu qu’il pénétra successivement en Russie environ 610,000 combattans.