l’empêcha pas de se livrer à ses travaux habi-tuels.
Il n’abandonna point un seul instant, mêmedans les momens les plus critiques , les soins ducommandement; il dirigea toujours, tant qu’illui fut possible, les opérations des corps qu’ilcommandait immédiatement ; ses lettres et cellesde Berthier données à la fin de cet ouvrage nelaissent aucun doute à cet égard. Elles sont clai-res , concises, les matières y sont classées dansun ordre parfait ; Napoléon y prévoit tout.
Il n’alfecta point pendant la retraite de par-tager les maux qui accablaient ses troupes etfit bien, car la première condition de salut étaitqu’il conservât ses forces physiques et morales.
La prolongation si extraordinaire de son sé-jour à Moskou fut un événement dicté entière-ment par la politique ; il sentait que c’était unefaute sous le rapport militaire, mais l’exempledu passé, le souvenir de Tilsit et d’Erfurth , etsans doute une confiance aveugle dans sa for-tune lui persuadèrent, contre toutes les appa-rences , qu’Alexandre consentirait à traiter de lapaix.
Lors de son départ de Moskou l’orgueil etcette disposition à compter sur l’impéritie de sesadversaires l’empêchèrent de prendre des mesq-