LIVRE IV.
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et partit ensuite pour Varsovie , le 9, à deuxheures du matin. Les agens du corps diploma-tique s’étaient dirigés sur cette meme ville, le7 au matin , très-précipitamment; ils n’avaientété tirés de l’erreur dans laquelle les avait en-tretenus Maret qu’au moment de leur départ,en voyant cette foule de militaires isolés quiavaient pris les devans, et qui commençaientà arriver dans Wilna .
Jamais étonnement ne fut pareil à celui deshabitans (19) de cette ville, qui croyaient en-core , le 6, à l’existence de la grande armée.Les maisons et les boutiques restèrent d’abordouvertes ; la crainte du pillage les fit bientôtfermer. On voulut, comme précédemment ,mettre de l’ordre dans les distributions, et l’ontrouva la disette au milieu de l’abondance. Lessoldats découvrirent cependant quelques maga-sins d’eau-de-vie et de biscuit qu’ils pillèrent,et les juifs se hasardèrent à vendre des alimens.La ville se remplit bientôt d’une foule de mili-taires persuadés la plupart que l’on s’arrêteraitquelque tems à Wilna : il régnait un encombre-ment continuel à la porte de Minsk , par laquellearrivait l’armée.
Nous avoirs vu que de Wrede avait opéré sajonction avec Victor le 9 décembre à Rukoni,