LIVRE IV. 1S9
Aussitôt que Macdonald eut appris la défec-tion d’York , il commença sa retraite sur Kœ-nigsberg; il passa à Schillupischken , d’où ilchassa les quatre régimens de Kosaques qui yétaient arrivés la veille; et, ne s’arrêtant quele tems nécessaire pour faire prendre quelquenourriture à ses troupes, il atteignit Melauken,village qui est éloigné de Tilsit d’environ onzelieues, le 1” janvier, à trois heures du matin. Larapidité de sa marche le tira d’une position très-critique , puisque Wittgenstein pouvait à cha-que instant s’établir sur ses communications,et que , réduit à moins de huit mille hommesd’infanterie , il lui aurait été impossible de sefaire jour l’épée à la main.
Le 3 , au point du jour , Bachelu , qui faisaitl’arrière-garde avec sa brigade, fut attaquéinopinément dans Labiau, par des forces très-supérieures aux siennes ; ce combat fut court,mais très-animé ; on combattit jusque dans lesrues; Bachelu parvint à effectuer sa retraiteen bon ordre.
Pendant les opérations que je viens de ra-conter, Murat avait dirigé les brigades de ladivision Heudelet, de Kœnigsberg sur Tapiau,à mesure qu’elles arrivaient : toute cette divi-sion avait été réunie dans ce dernier endroit,