158 EXPÉDITION DE RUSSIE ,liberté, de la replacer au rang qu’elle avaitperdu , peut être même dans un rang plus élevé.Ses destinées s’étaient trouvées en quelque sorteentre les mains d’York , qui commandait saseule armée, et dont l’exemple allait avoir tantd’influence sur ses compatriotes. Le tems luiavait manqué pour prendre les ordres de sonroi ; il fut obligé d’en recevoir des circons-tances : d’ailleurs , le roi ne pouvait être ins-truit de l’état des choses ; il n’était point libre,il était captif dans sa capitale. La défection (a3)d’York était donc louable et naturelle : toute-fois on peut lui reprocher d’avoir laissé Mac-donald quatre jours dans l’incertitude sur sonsort, et d’avoir terni ainsi une généreuse ré-solution par l’apparence d’une trahison. Quandon se décide à prendre un tel parti, il faut lefaire connaître aussitôt aux alliés que l’onquitte, et sans en déguiser les motifs, ainsi qu'ille fit dans sa lettre à Macdonald.
tain. Elle était exacte ; mais on avait supprimé le dernier pa-ragraphe , qui était ainsi conçu :
« C’est à présent ou jamais l’instant où votre majesté peut» se soustraire aux prétentions présomptueuses d’un allié» dont les plans à l^gard de la Prusse étaient couverts d’un» voile obscur qui justifiait bien des inquiétudes, si la for-» tune avait continué à le favoriser. Cette considération m’a» guidé ; Dieu veuille que ce soit pour le salut de laqiatrie. »