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Tome troisième.
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1 74 EXPÉDITION DE RUSSIE .

avait fait éprouver, que s’il eût été leur ennemi

déclaré.

Depuis le passage de la Bérézina, on avaitcontinué à faire de grandes fautes de part etd’autre. Napoléon , s’étant persuadé qu’il pour-rait s’arrêter à Malodeczno , puis à Smorgoni,enfin à Wilna , n’avait fait faire de distribu-tions qu’aux militaires qui étaient restés auxdrapeaux ; il avait ainsi causé la mort d’ungrand nombre de soldats, dont une partie, sion leur eût donné des alimens , auraient atteintle Niémen ; et en ne détruisant pas les maga-sins de Smorgoni et de Wilna , on avait renduà l’armée russe le plus grand de tous les ser-vices. Napoléon au rait dû faire étaler, de chaquecôté de la route, tout ce qui se trouvait dansles magasins de Smorgoni, surtout le biscuit,et détruire ce qui n’aurait pu être emporté. Onaurait dû prendre les mêmes mesures à XVdîna,car il était trop évident, après le désastre de ladivision Loisçn, et après avoir laissé tomberles magasins de Smorgoni au pouvoir de l’en-nemi , qu’on ne pourrait s’arrêter à Wilna .

Quel jeu bizarre de la fortune! Ces immensesmagasins, réunis avec tant de peine et de soins,ne furent d’aucune utilité à l’armée française ,et servirent à alimenter l’armée russe.