Band 
Tome troisième.
Seite
175
JPEG-Download
 

LIVRE IV.

17S

Napoléon laissa des garnisons dans les placesqui avoisinent la Vislule, parce qu’il conser-vait l’espoir de reprendre bientôt l’offensive etde ramener ses armées sur ce fleuve. Cet es-poir était-il fondé? je ne le pense pas. Quoi qu’ilen soit, ce fut une faute incontestable de lais-ser dans Dantzig un nombre de troupes beau-coup plus grand qu’il n’était nécessaire pour enformer la garnison, surtout dans la saison oùl’on se trouvait.

On a vu que Koutousof, pendant la retraitede l’armée française, avait suivi des chemins detraverse, afin de pouvoir alimenter son ar-mée , et que pourtant elle avait fait de très-grandes pertes. 11 ne put s’arrêter à Wilna ety établir des hôpitaux que parce que, contretoutes les apparences, il y trouva intacts lesimmenses magasins qu’y avaient réunis lesFrançais .

Après le passage de la Bérézina , puisqueWittgenstein se portait sur les communica-tions de Macdonald, et que Tchitchagof seulétait plus que suffisant pour poursuivre les dé-bris de l’armée française ; Koutousof aurait dûse rendre d’abord à Minsk , y accorder quelquerepos à ses troupes, pendant lequel il leur au-rait fait distribuer des vivres , et de là se diri-