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Tome troisième.
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LIVRE IV. 179

rite, réduites à quarante-deux mille hommes,par suite des traités contractés avec Napoléon ;mais les revers éprouvés par l’armée prussienneen 1806, revers qui résultèrent en grande par-tie de ce qu’elle était alors commandée par detrop vieux généraux, l’avaient plutôt disperséeque détruite ; elle brûlait du désir de rentrerdans l’arène des combats, pour rétablir sa ré-putation ternie. Les institutions militaires dugrand roi subsistaient ; un mot du souverain,dans de telles conjonctures, pouvait, comme parenchantement, recréer une formidable armée.

Le roi de Danemarck savait que la Russie etque l’Angleterre avaient garanti à la Suède l’ac-quisition de la Norwège , et qu’il devait rece-voir des indemnités en Allemagne ; mais quellesque fussent ces indemnités, le monarque da-nois ne pouvait que perdre avec regret unepossession aussi ancienne que la Norwège , etdevait surtout être vivement blessé qu’on eneût disposé sans son assentiment ; néanmoinsil allait se voir contraint de céder ce royaumeet même de s’allier avec les Russes , aussitôtqu’ils auraient repoussé les Français au delà del’Elbe .

La Suède préparait le contingent de trente