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Tome troisième.
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x 7 8 EXPÉDITION DE RUSSIE ,la crainte, plutôt encore que la force , les re-tenait sous le joug de Napoléon : ce monarquecontinuait donc à disposer de leurs moyens ;car, de nos jours, que peuvent contre destroupes régulières les efforts des peuples, lors-qu’ils ne sont pas dirigés par les gouverne-mensP

Le roi de Prusse, voyant la guerre s’appro-cher de sa capitale , se retirait à Breslaw ausein d’une province qui n’était point occu-pée par les Français . Cette nouvelle situationne lui procurait qu’une indépendance momen-tanée ; il allait bientôt être contraint de s’allieraux Russes ; déjà York, qui avait repris sesfonctions de gouverneur de la vieille Prusse,y recrutait son corps d’armée, et se disposaità les seconder. L’intérêt bien entendu du mo-narque prussien, ainsi que les vœux ardens deson armée et de ses peuples , l’engageaientd’ailleurs à faire cause commune avec lesRusses .

L’alliance de la Prusse allait être d’un grandsecours pour Alexandre, autant par l’influenceque cet événement devait avoir sur les résolu-tions des souverains allemands et sur l’espritde leurs peuples, qu’à cause des forces dont laPrusse pouvait disposer : elles étaient, à la vé-