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Tome troisième.
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LIVRE IV.

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appartenaient aux classes de la conscriptionantérieures à l’année 1812, et les cadres des ré-gimens tirés en grande partie de l’armée d’Es-pagne étaient aguerris

On introduisit dans cette armée un assezgrand nombre d’officiers et de sous-officierséchappés aux désastres de l’expédition de Rus-sie . Loin d’y porter le découragement, ils yfirent naître la plus noble ardeur. Ces reversaffreux qu’on venait d’essuyer, ils les attri-buaient à l’aveuglement du chef et aux élémens,aucunement à la valeur de l’ennemi : l’honneurdes armes était donc intact, et ils pouvaientdire de cette expédition comme François I er ,de la bataille de Pavie : « On y a tout perdu,fors l’honneur. »

L’armée que Napoléon s’occupait à réunirdevait s’élever à peu près à cent soixante-dixmille hommes, en y comprenant environ qua-rante mille hommes de bonnes troupes quecommandait Eugène (a).

L’armée d’Alexandre était bien moins nom-breuse ; j’ai fait connaître les pertes énormesque les grands froids lui avaient fait éprouver ;

(a) L’armée d’Eugène était composée de ce qui s’était échappéde Russie, de ce qu’il avait trouvé en Prusse et en Saxe, et dedeux divisions de bonnes troupes venues d’Italie .