NOTES DU LIVRE IV. tgg
l’armée de Moldavie , qui lui disputait le passage delàBérézina , il était menacé sur sa droite par Wittgens-tein, dont les forces étaient presque égales aux siennes,ce qui l’empêchait de s’étendre de ce côté, et il ne pou-vait cependant passer que sur la droite de Borisow,par les raisons que j’ai données ; il était suivi parKoutousof, qui commandait immédiatement unearmée supérieure en nombre à la totalité des forcesde l’armée française : ces circonstances réunies lais-saient bien peu de tems à Napoléon pour exécuter cepassage, et pourtant l’établissement des ponts pré-sentait de très-grandes difficultés, parce qu’on n’a-vait point conservé d’équipage de ponts de bateaux.
(9) Page 87.
En fortifiant la glace au moyen d’un lit de paille etde planches. Lorsque la glace du rivage commence àporter des hommes, on la recouvre d’une couche depaille, d’environ un demi-pied d’épaisseur, que l’onplace de manière à ce que les tiges soient, autant quepossible, disposées perpendiculairement au cours del’eau ; sur cette couche on en place une autre de lamême épaisseur, et disposée de manière à ce que lestiges coupent à angle droit les premières. On verse surces couches de paille, et à plusieurs reprises, de l’eauqui gèle très-promptement, surtout quand il fait duvent; on continue cette opération jusqu’à ce que tou-tes les tiges soient parfaitement liées entre elles parde la glace. Un pont, commencé ainsi le soir, peut