NOTES DU LIVRE IV.
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» qu elle a créés supérieurs à tout conservèrent leur» gaîté et leurs manières ordinaires , et virent une» nouvelle gloire dans des difficultés différentes à
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» surmonter.
» L’ennemi, qui voyait sur les chemins les traces» de cette affreuse calamité qui frappait l’armée fran-» çaise, chercha à en profiter. Il enveloppait toutes» les colonnes par ses Kosaques, qui enlevaient, comme» les Arabes dans les déserts, les trains et les voitures» qui s’écartaient. Cette méprisable cavalerie, qui ne» fait que du bruit et n’est pas capable d’enfoncer une» compagnie de voltigeurs, se rendit redoutable, à la» faveur des circonstances. Cependant l’ennemi eut à» se repentir de toutes les tentatives sérieuses qu’il» voulut entreprendre; il fut culbuté par le vice-roi,» au devant duquel il s’était placé, et il y perdit beau-« coup de monde.
» Le duc d’Elchingen , qui, avec trois mille hom-» mes, faisait l’arrière-garde, avait fait sauter les» remparts de Smolensk . Il fut cerné, et se trouva dans« une position critique : il s’en tira avec cette intrépi-» dité qui le distingue. Après avoir tenu l’ennemi» éloigné de lui pendant toute la journée du i8, et« l’avoir constamment repoussé, à la nuit il fit un mou-» vement par le flanc droit, passa le Borysthène , et» déjoua tous les calculs de l’ennemi. Le 19, l’armée» passa le Borysthène à Orsza, et l’armée russe, fati-» guée, ayant perdu beaucoup de monde, cessa là ses« tentatives.