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NOTES DU LIVRE IV.
» Nous détournions froidement les yeux de cet hor-» rible spectacle.
» Si quelques-uns de nous développaient ce cou-» rage et cette énergie extraordinaires qui les met-» taient au dessus de tous les malheurs, il y en avait» un bien plus grand nombre qui manquaient des« forces morales nécessaires pour ne pas s’en laisser»> accabler.
» Frappés de l’horreur de leur position, et effrayés» du sort qui les menaçait, ils perdaient tout espoir» d’échapper à tant de maux, et tombaient dans un>> profond accablement.
' » Dès l’instant que la mort leur paraissait inévitable,
>• ils ne cessaient d’être dominés par cette pensée, qui.. les absorbait entièrement. Persuadés que tous leurs» efforts ne devaient aboutir qu’à prolonger de quel-» ques instans leurs souffrances, ils devenaient inca-» pables de la moindre réaction : l’anéantissement de» leurs facultés morales était tel, qu’ils perdaient jus-» qua la volonté de se sauver.
» Sourds à toutes les représentations et à toutes les» instances, ils persistaient à se croire hors d’état de» supporter la moindre fatigue, et, refusant obstiné-» ment de continuer leur route, ils se couchaient sur*• la terre, abattus et minés par le désespoir, pour y» attendre la fin de leur déplorable existence.
» D’autres, au contraire, doués d’une ame plus forte,» se roidissaient contre les difficultés, et déployaient» une fermeté à toute épreuve; mais, après avoir lutté