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NOTES DU LIVUE IV.
» Ce qui rendait ces ravages encore plus funestes,c’est qu’en arrivant près des feux on y plongeaitimprudemment les parties refroidies, qui, ayantperdu leur sensibilité, notaient plus susceptibles deressentir l’impression de la chaleur qui les consu-mait. Ilien loin d'éprouver le soulagement que l’onrecherchait, l’action subite du feu donnait lieu à devives douleurs, et déterminait promptement la gan-grène.
» La désorganisation et la démoralisation étaient
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portées au dernier degré ; toute idée de comman-dement et d’obéissance avait disparu. Il n’existaitentre nous aucune différence de rang ni de fortune.Nous ne formions plus qu’une bande d’hommesabrutis et dégradés , chez lesquels il ne restait au-cune trace de civilisation ; étrangers l’un à l’autre,chacun ne voyait que soi, et s’en occupait exclusi-vement.
» On était devenu cruel par spéculation : quand unmalheureux , après avoir lutté long-tems contretoutes ces calamités, tombait enfin accablé sous lepoids de ses maux, on était sûr qu’il avait usé tousles ressorts de la vie, et qu’une fois abattu, il ne serelèverait pas. Avant qu’il eût rendu les dernierssoupirs, on le traitait déjà comme un cadavre, et onse jetait sur lui comme sur une proie, pour lui ar-racher les misérables vêtemens qui le couvraient :en peu d’instans il était dépouillé, et on le laissaitexpirer lentement dans cet état de nudité.