NOTES DU LIVRE IV.
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* sans s’en apercevoir, de cet engourdissement lé-•> thargique à la mort. Heureux ceux dont le réveil» était assez prompt pour prévenir cette extinction» totale de la vie! » 9
Enfin M. Réné Bourgeois décrit les effets de cemême fléau sur les soldats de la division Loison.
« Les jeunes soldats qui la composaient, la plupart» Allemands, frappés tout à coup par l’action subite« d’un froid auquel ils n’avaient point encore été ex-posés, succombèrent bientôt à l’excès des souffrances» auxquelles ils étaient livrés.
» Ceux-ci ne périssaient ni d’épuisement ni d’inac-» tion, et le froid seul les frappait de mort. On les» voyait d’abord chanceler pendant quelques instans,» et marcher d’un pas mal affermi comme des hommes» dans l’ivresse. Il semblait que tout leur sang fût re-» foulé vers la tête, tant ils avaient la figure rouge et» gonflée. Bientôt ils finissaient par être entièrement» saisis et par perdre toutes leurs forces; leurs mem-» bres étaient comme paralysés. Ne pouvant plus sou-» tenir leurs bras, ils les abandonnaient à leur propre» poids et les laissaient aller passivement ; leurs fusils” s’échappaient alors de leurs mains, leurs jambes» fléchissaient sous eux, et ils tombaient enfin, après” s'être épuisés en efforts impuissans.
» Au moment où ils se sentaient défaillir, des» larmes mouillaient leurs paupières , et quand ils» étaient abattus, ils se relevaient à diverses reprises» pour regarder fixement ce qui les environnait : ils
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