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Tome troisième.
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NOTES DU LIVÏIE IV.

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EXAMEN.

Dans l’armée de Napoléon , il y avait beaucoup d’artil-lerie ; l’infanterie était beaucoup plus nombreuse que lacavalerie, et était l’arme la plus importante; elle necombattait pour ainsi dire jamais à l’arme blanche , maispar son feu. Napoléon ne pouvait donc entreprendreaucune opération, s’il n’était abondamment pourvu demunitions, ni s’exposer à perdre ses communicationsque pendant très-peu de tems. Charles, au contraire,pouvait se promettre la victoire tant que ses soldats con-servaient leur courage et leurs armes ; et ses troupesavaient sur celles du tzar une telle supériorité en con-fiance , en tactique et en courage , qu’il était cçrtain devaincre s’il en venait aux mains. Aussi est-il incontestablequ’il ne fut vaincu à Pultawa que parce qu’ayant étéblessé la veille de la bataille, il ne put diriger lui-mêmeses troupes, ainsi qu’il était dans l’habitude de le faire, etque cet accident ébranla leur confiance et l’empêcha desurveiller par lui-même l’exécution des dispositions qu’ilavait arrêtées.

Jusqu’à la bataille de Pultawa, Charles pouvait exé- 'cuter sa retraite, puisqu’il n’était éloigné du Dniéper ,qui le séparait de la Pologne , que de quelques journées

munitions qui riaient dans ia ville de Baturin , capitale des Ko-saques, dont le tzar venait de s’emparer : « Qu’on s’imagine le» besoin extrême que nous en avions, et de quelle bonté la nôtre» devait être, l’ayant amene'e avec nous depuis la Saxe , et ayant» été si souvent mouillée et séchée ensuite, qu’il est étonnant» que nous ayons encore remporté tant de batailles, quoiqu’à» dire le vrai nos troupes se servissent plus des armes blanches» que des armes à feu. e