NOTES DU LIVRE IV.
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EXAMEN.
de marche , et qu’il n’avait point en sa présence d’arméerusse capable de l’arrêter. S’il eût été vainqueur à Pultawa,Pierre I er aurait été abandonné par ceux des Kosaquesqui lui étaient jusqu’alors restés fidèles ; les Tatars luiauraient déclaré la guerre, et peut-être aussi la Turquie ;sa position serait devenue d’autant plus critique que lesinnovations qu’il avait introduites dans ses états par desmoyens violens, lui avaient aliéné les cœurs d’une grandepartie de ses sujets. L’armée de Charles XII était bienmoins nombreuse que celle de Napoléon , mais il n’enemployait point une partie à garder ses communications.Les armées du tzar étaient d’ailleurs bien moins nom-breuses que celles d’Alexandre, et ses troupes, nouvel-lement formées, étaient peu aguerries et peu exercées.
La situation de Napoléon à Moskou était plus critiqueque celle de Charles XII avant, la bataille de Pultawa.Napoléon était à cent lieues de la Pologne ; sa route laplus courte pour y retourner était celle de Smolensk ,dont tout le voisinage avait été horriblement dévasté,et quoique ce fût la seule communication dont il fût lemaître , elle n’était pour ainsi dire point gardée.
Je crois avoir démontré que si Koutousof eût pris lesdispositions que dictait le gros bon sens, Napoléon etsonarmée succombaient avant que d’avoir revu Smolensk .Un semblable désastre l’attendait, aux champs de Krasnoïet sur les rives de la Bérézina ; mais Koutousof n’étaitpoint un Pierre I er .
Il devient inutile de pousser plus loin cet examen ;mes observations sur les Mémoires de Napoléon se