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Montagne, a été sa vanité 8c son amour'propre. Il a cru que son mérite FafFran-'chilsoit clés réglés ; qu’il devoit donner'i’exemplc, 8c non pas le iuivre. Ses par-tisans ont beau excuser cette vanité,qu’enlui a tant reprochée. Tous ces tours 8ccet air de franchise qu’il prend, n’empê--chent pas qu’on n’entrevoie une affecta-rion sécrété de se faire honneur de sesemplois, du nombre de ses domestiques,& de la réputation qu’il s’étoit acquise.Qu’on ramasse tout cela , qu’il a semépar-ci par-là adroitement dans ses écrits,on trouvera qu’il s’est rendu son proprePanégyriste. Scaligeravoitgran.de raisonde dire,/’ ai bien i-ffnre de savoirs Mon-tagne aime le vin blanc , on le vin clai-ret. En ester, n’est-ce pas abuser de l’au-diance de son Lecteur , que de l’entre--tenir de ses goûts , & de toutes ses au--tires fadaises domestiques ; Scaliger pour-tant ne parloir pas ainsi fans intérêt deson compatriote. Montagne avoit donnédans ses écrits à Juste-Lipse là premiereplace dans l’empire des Lettres : quoi-qu’en cela d’un mauvais goût , commeen bien d’autres choses. Quand il avancequelque sentiment hardi, 8c sujet à con-tradiction, /c ne le donne pas pour bon ,