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poic le moins d’espace ; il poufrdìt êfì’denfermé dans une coque de noix d’unebonne grosseur : car elles ne font pastoutes égales. Je dis du velin plûtôt quedu papier , parce que je fuis persuadéqu’il peut être plié Sc réduit en un pluspetit espace que le papier. Cela étantsupposé, je dis ensuite qu un morceaude velin de cette grandeur pourroit te-nir dans fa largeur une ligne qui con-tiendroit trente vers ; & qu’il pourroittenir dans fa hauteur deux cens cinquan-te lignes y si tout cela étoit d’une mainfine y sûre, habile & exercée , & con-duite par des yeux exacts & clairvoians jqu’il faudroit se servir de plumes de cor-beau , qu’on peut tailler bien plus déli-catement que les plumes d’oyes , donton se sert communément. Cela étantainsi supposé , je fis ainsi mon calcul;qu’à ce compte une page de ce morceaude velin contiendroit sept mille cinqcens vers , & que le revers en contien-droit autant : & par conséquent que letout feroit à peu près quinze mille vers,qui est à peu près le nombre des vers (i)de l’iliade. Ií fallut justifier ma proposi-tion par le fait. Je n’avois pas en main de(i) 11 est de ijiSj,.