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marque, dit encore plus expressément’/lib. L. vers, 527, que tous les animaux,8cmême les plus’sauvages, fuient en en-tendant le tonnerre; Il semble pourtantque pour se guérir de cette peur , oiipourroit se servir de ce raisonnement,que la peur doit être proportionnée aupéril que 1-on craint; & que le mal queffait le tonnerre est íî médiocre, qu iln’y a point de petite fièvre, qui ne tueplus de personnes en un été à-Paris, quele tonnerre n’en tue en cinquante ansdans tout le royaume. Mais ce raison-nement qui paroît solide Sc Convain-cant ,- est pourtant faux Sc captieux. Lepéril que cause la fièvre dans l’espaced’un été, est partagé & étendu égale-’ment sur toutes les parties de cet espace?au lieu que tout le péril du tonnerre ,est ramassé dans un seul instant, Sc lepéril qui se rencontre dans ce seul in-stant est fans comparaison plus grand quecelui de la fièvre dans chaque instant decet espace. Une muraille qui menace’ruine , n’a jamais tué personne depuisquelle a été bâtie, Sc il est bien certainque quelque jour elle sera renversée, dequelque façon que cela arrive. Mais lors-qu elle est près de fa chute, rôtit le pé.