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dérivées de la Latine , ni dans la langueEbraïque. Cette diversité de cas prcu.duit nn sensible effet dans l’usage , &Cune si grande abondance, & est d’une-telle étendue, qu’elle met cette langue,Sc la Grecque, hors de toute compa-raison. U n seul exemple en fera la preu-ve. Si je veux dire en François que Pier-re aime Dieu , je ne le puis dire que parcette feule phrase,Pierre aime Dieu. Maisíì je le veux dire en Latin, je le puisdire en ces six maniérés differentes, Pe-trus arnat Deitm , Pétrit s Deum arnat ,Deum Petrns arnat , Deum arnat Petrus ,amat Petrns Deum , arnat Deum Petrus;La feule difference de ['accusatif Deim>avec le nominatif Deus , produit cetteabondance ; car en quelque place qu’ilse trouve dans cette phrase, il conservesa signification , & son regime, Sc netrouble point le sens. il n’en va pasainsi dans la phrase Françoise, Pierreaime Dieu, où le seul arrangement mar-que le sens. Car si je transpose ce nomDieu , qui est à ['accusatif ; Sc que jedise , Dieu aime Pierre , je dirai autrec-hose que ce que je veux dire. Et si je dis.Dieu Pierre aime , ou Pierre Dieu aime ,04 aime Pierre Dieu , ou aime Dieu