viij AVERTISSEMENT.
disciple duP. Hardouin , il veutjetterdessonp-çonssur tousles anciens Manuscrits, & en parti-culier fui ceux de Corbie fur lesquels les PeresBénédiBins ,dit-il, ont f ait grand fonds. Com-ment les Jésuites ont-ilsle front de parler deces matières , qui sont íi peu à leur portée , &fur lesquelles ils méritent íi peu de créance ?Leur acharnement contre les anciens Manu-scrits , est étonnant. Ils voudroient pouvoirles exterminer tous. En toute occasion leursEcrivains attaquent ces précieux monumens dei’antiquité , qui déposent contre leurs nou-veautés. C’est à quoi ne manque pas le I’.d’Avrigni. Si le Tere Mabillon , íi connu parfa profonde érudition , a donné des précep-tes pour dijUnguer les 'vrais titres d'avec les faux :Abris tout : dit hardiment notre Jésuite , on luift prouvé fi clairement , que son nouvel art porte àfaux , qu’il y a peu d'esprits attentifs , qui n'ensoient convenus. Pour donner le démenti au P.d’Avrigni, onpourroit lui citer les témoigna-,ges de tous les fçavans d u dernier siécle, en fa-veur de la Diplomatique du sçavant Bénédictin..On pourroit même y joindre les Ecrivains lesplus éclairés de fa Société , tels que le P.Paoebroc.
Nous ne parlerons pas de toutes les horriblescalomnies répandues dans les Mémoires du P.d’Avrigni contreMeíTieurs de Port-E.oy.il, sur-tout contre M. de Saint-Cyrnn , M. Amauld ,les Religieuses de ce saint Monastère , M. Pas-cal , le P. Quesnel, &c. II suíflt de dire c’est deces Mémoires que Morenas a tiré tout ce qu’il yn de plus criant & de plus révoltant dans lesdeux derniers volumes de son Abrégé d’Histoire.
Voilà cependantl’Ecrivain qu’on nous dormedans un Avertissement qui est à h tête de ses.Mémoires ,.pour «n esprit j t-.fi e , pénétrant.....