î, Tremiere Lettre
.qu’onsera sur votre Livre , je me croirois diípea-lë de vous faire part des miennes ; car pour vousparler avec sincérité , je ne crois pas que vousaiez la satisfaction que vous semblez délirer, nique yoasfeiez assez, heureux qu? de voir une ferconde Edition. Mais enfin , comme il n’est riend’impoíîi'ole , Sc que peut-ctrc un jour pourra-t-oa réimprimer ensemble l'Abrégé de M. Fleury,l’HistoïreRomaine des PeresCatrou & Rouillié,les Réflexions Morales du P. Lallemand, la Bi-bliothèque Jansénienne du P. Colonia > V Annéedu Chrétien du P. Griffés comme la choie , dis-je, n’eíl: pas impossible , j’entrerai dans vos vues,&je vous ferai part de mes remarques íur votreAbrégé. Mais auparavant agréez que je vous fassejnon compliment fur le glorieux titre d ’Historio~graphe de la Ville d’Avignon , par lequel votrepatrie a voulu récompenser votre mérite, & vousengager à consacrer vos veilles & vos rechercheslittéraires è soit service. Cette honorable distinc-tion doit bien vous Hâter. Mais rien, à mon avis,ne peut être si dateur pour vous , que d’avoirtrouvé moien d’obrenir de Sa Sainteté lapermis-ïome sion de publier sous ses glorieux auspices la contirÎX. nuation de votre Abrégé de i’Histoire Ecclésiasti-que. J’en fuis dans l’ctonnement , & ma surpriseaugmente en voiant deux Religieux de S. Do-minique , je veux dire deux disciples de SaintThomas, approuver l’Hiítoire apologétique duMolinísine , que leurs Peres ort si vivement 8csi glorieusement combattu dès fa naissance. VosPatriotes n'ont pas connu encore tout votre mé-rite ; car s’ìls l’avoient connu, ils auroient ajoutéart titre à'Historiographe de la Ville d'Avignon ,celui d ’Historiographe des Molinifies. Croiriez-vous que vous avez si bien réussi à jouer leurpersonnage 8c à entrer dans leurs vues , quionyous a pris pour un Membre de la Société qui