! FremUrt Lettre
suroic à les combattre directement en certainslieuv, parce qu’on pourroic aigrir les esprits ,& altérer la charité. II tolère ces opinions , lespaíîant ions silence dans son Histoire,ibii p. ii. II juge cju'un fait ti'est ni plus certain, ni mêmeplus vraisemblable : pour se trouver dans ungrand nombre d’Auteurs nouveaux , qui se sontcopiés les uns les antres. Quand tous les Doc-teurs s’accorderoient aujourd'hui à assurer unfait, il n’en íèroit ni plus vrai ni plus vraisem-blable , s’iln’a aucun fondement dansl'antiquité.Les faits ne se devinent pointa force de raison-ner. C’est pour cela qu’íl dit peu de choses despremieft Papes , & qu'il ne rapporte point lesactes de tant de Martyrs fameux, dont on trouvedes Légendes. La vraie piété nous fait aimer lavérité, & nous contenter de ce que Dieu veutque nous sçachions.
ibid. Voilà , M. les régies que M. fleuri a voulusuivre dans le choix des matériaux de son His-toire. Ce font celles que vous deviez suivre , .enentreprenant de donner au public un Abrégé de*b, fréf, ce f Ouvrage merveilleux , comme vous Rappel-iez vous-même. Mais les avez-vous suivies cesrégies fi sages & fi judicieuses ? c'cst ce que nousallons examiner.
7. . Vous avez bien senti , M. que malgré le titre
com- trompeur que vous avez donné à votre Ouvra-ble» Mo. ge , on s'appercevroir bien tie 4 fraude, & qu’ilrenâs - . ,àst rien moins qu'un Abrégé de ['Histoire Ec-ïécte' ^jCtéhAslique de M. Fleuri. C'est pour cela quesuivies^ m* P our en imposer encore au Lecteur , vous PavezFleuri, prévenu au sujet des différences que vous avezprévu qu’il trouverait bientôt entre l’H'stoireEcclésiastique de cet illustre Abbé , & le pré-tendu Abrégé fait par François Morenas Histo-riographe de la Ville d’Avignon. Je rì&i sasTréf. toujours suivi scrupuleusement M. Fleuri , ditez-