à Morenas. i $
Que dis-je , d’un Historien ? ils ne sont pasmême compatibles avec l’humanité &une hon-nêteté paìenne.
Enfin jamais Ouvrage nefut plus mal exécuté jjyque le vôtre , les faits y sont souvent déguisés ,i<jée deplus souvent encore faux , & jamais rapportés l'abrégé*dans le naturel. La fable y rient la place de lavérité ; vous avez épuisé toutes les fausses Dé-crétâtes & les Légendes fabuleuses , pour encomposer votre H : stoire : la Doólríne del’Egtisey est méconnaissable > fk discipline défigurée, &fa hiérarchie renversée. En un mot , rien n’estépargné : les loix divines & humaines y sontviolées dans les deux derniers volumes , d’unemaniéré qui lait frémir, par les calomnies & vosdéclamations, tant contre les Saints & les Sain-tes de la Maison du Port- Royal , que contre tousles grands hommes du derniersiécle & de celuioù nous avons le malheur de vivre , pour voirde tels scandales. Voilà au juste l'idée de votreAbrégé d’Histoire Ecclésiastique. Tels en sontles vices , les défatits & les excès. J’en donnerailes preuves dans les Lettres qui viendront à la*,fuite de celle-ci, J’ai i’honneur d’ètre , Mon-sieur , &c.
15 Jinuier 17 J1.
SECONDE LETTRE.
D Ans ma premiere Lettre je n’ai fait quevous exposer en général l’idée que je mefuis formée de votre prétendu Abrégé de 1 ‘His-toire Fccléfiajlique de M. Fleuri. II est questionprésentement de venir au détail, & de justifierce que j’ai avancé , en faisant voir que votreAbrégé n’est qu’un tissu de fables , d'erreurs &