à Morenas.
& dans ses lettres aux Saints Papes, Corneille,„ Etienne , & au Clergé de Rome , ne respire„ que la paix , la chanté , l’obéiisance ; qui y,, parle si honorablement duSaint Siège, auroit-„ il traité Saint Etienne, qu’il reconnoisisoit pour„ k chef de s Eglise , avec si peu de ménage-„ ment > avec tant de dureté, de hauteur , d’ar-„ rogance , de mépris ? Comment Eirmilien se„ seroit-il laiste aller aux excès dont fa Lettre est„ remplie ! D’ailleurs k Diacre Pondus qui a,, écrit la vie de Saint Cyprien ne fait aucune„ mention de la dispute entre Saint Etienne &„ le Saint Docteur. Enfin k style de Saint Cy-,, prien & de Eirmilien est le même. Ce qui
prouve , ajoute-ton , qu’elles ont 1e même„ Auteur. " Tels íont les raisonnemens quevous faites tenir à vos Modernes : misérablesraisonnemens qui n'ontjamaispû venir que á’unetête renversée , & que vous deviez rougir derapporter, puisqu’ils ne tendent qu’à tout dé-truire Sc à tout renverser selon son caprice.Vous qui vous donnez pour HTcorìographe est-ce par les réflexions & ies raisonnemens qn’ondécide de la vérité des faits ; Vous demandezavec vos Modernes, comment Saint Cyprienqui > dans des Ecrits & des Lettres précédentes ,avoit parlé si favorablement du Saint Siège, au-roit traité le Pape Etienne avec tant de duretédans celle-ci? L i réponse est bien simple. Ladureté avec laquelle Saint Etienne avoitlui-mímetraité Saint Cyprien , en refusant de voir & deparler à íes Députés , qui étoíent deux Evê-ques, en déclarant qu’il ne communique toit plusavec Saint Cyprien & avec les antres Evêquesdu même sentiment, s’ils ne qnittoient leur opi-nion : la dureté , dis-je , avec laquelle k PapeJEtienne avoit traité k Saint Evêque de Carthage,l'obligea de changer de style Sc de parler avec