à Morenas. f f
Tint à Hilaire. Ils se multiplient tellement , dit-seil, que. je fpaì à quoi cela aboutira. Sic cre- plient.brefcunt ut nesciam quò Jinterupturi.Et dans unelettre au Pape Innocent, il dit que tout étoitplein de ces Hérétiques ,quibus ufqueqmquejamplena sunt omnia. Saint Jérôme parle de la même ^maniéré, du grand nombre de personnes qu’ils Cresiph.séduiíbíenc : Ideo crevit ejesra haresis S* dece-pifiis plurimos.
Ils trouvèrent bientôt moien de s'introduire i r.
& de répandre le venin de leurs erreurs par Us s'ili-tout ; chez les grands comme chez lespetits;dans "oàui-les Cours des Princes , dans les Palais des je"cours& des Empereurs , où ils devinrent íï puilsans des pr!nque tout plia fous eux comme fous les Eunu- C es & Çques : tous les Seigneurs furent réduits à une insinuentespèce de servitude, & obligés de leur faire lai carscour & de leur confier P éducation de leurs en- KUts *fans. Us triomphèrent de tous les obstacles quiauroient dû les renverser. Si quelquefois ils pa-rurent humiliés , ils se relevèrent dans le mo-ment ; & dans le tems même qu’ils sembloientrenversés fans ressource , qu’ils croient gardésà vue , retenus à la Cour de l’Empereur commedes ennemis , ils s’en rendirent les maîtres ab-solus. Le Souverain devint lui-même leur pa-tron & leur protecteur, & leur donna toute f*confiance, donr-ils Tçurent bien faire usage ; jus-ques-là qu’ils lui firent épouser leurs intérêts,préférablement à ceux de l’Empire , & qu’ilsl'engagerent à persécuteur tous ceux qui s’oppo-soient à leurs erreurs , & à faire des loix pourempêcher que personne ne fût élevé aux Digni-tés & à l’Épiscopat, qui ne condamnât Augus-tin. Us poursuivirent par-tout les gens de bienqui témoígnoient du zélé pour la doctrine an-cienne Sc pour la pureté de la morale chrétien-ne. Les retraites les plus obscures ne pouyoient