. à Morenas. 8 f
Faudroit retrancher le premier article de notíesymbole, par lequelnousne faisons profellion decroire en un Dieu cout-puislant, que parce qu'ilpeut touc ce qu'il veut, & qu'aueune créaturen’empêche l’effet de la volonté du lout-puis-sant. ( a )
Les explications des Peres que je viens derapporter , ne feront peut-être- pas de votre-goût, Monsieur ; si cela est , vous pouvez ex-pliquer vous-même le texte de l'Apôcre ; SaintAugustin vous en donne la liberté , mais à unecondition , /savoir , que de quelque maniéréqu’on /'entende , on ne veuille pas nous fairecroire qu’un Di.eu tout-puissanta voulu quelquechose qui ne s’est point fait : Ditm t amen cre- Ench. c«-dere non cogetmur aliquid Deum omnipotentemioìk<voíuijfe péri , fctShsmque non effè ; qui fine ullisambignit(ttibus fi in coelo fy in terra , fient M‘ Veritas’ cemtnt , cmnia qu&cumque 'uoluit fech ,profeíto fitcere no’.uit quodcumque non fecit x -Vous volez, Monsieur , que selon Saint Au-gustin , qui appuie ce qu’íl dit fur l'autorité duSaint-Esprit > Dieu fait tout ce qu’il veut, Scque par conséquent il ne veut pas ce qú’il nefait pas. Si donc il ne fauve que les Prédestinés,il n’y a que lés Prédestinés qu’il veut sauver.
Considérez à présent, Monsieur , si vous vouséveillez, & volez que la proposition dans la-quelle vous faites consister une des erreurs des-Prédestinations , n’est à proprement parler ,quant au íèns & quant aux paroles, que l’ex-prestion de Saint Augustin, de Saint Fulgenceáíde Saint Grégoire le Grand : Si e-vigilas, ìntuere,-
(a) Et líoe nilì credamfis , pericFtatur ip/iún nostrae àlìdei coiifessiosiis niitium , qiia nos in Dëirni Parrem c ’ c ‘ s *omnipotentein credere confitemnr ; neque enirn obaliud veniciter dicitur omni; otens , nilì quia quidquidvulf poreii , iv.'C voluntate cujuspiam creatura: vohm»-tatis omuipotentis impeditur eft'ectus.