a Morenxs. m
Émargé d’exécuter les loix Impériales contreles Circoncellions, qui exerçoient des cruau-tés inouïes contre les Catholiques. " Quand„ vous jugez les causes de l'Egliíe , quelqu’a-„ troces que soient les injures qu’elle a íouf-„ ferres > nous vous prions d’oublier que vous„ avez le pouvoir d’ôter la vie, ..... Quel-„ que grand que soit le mal qu’on veut faire„ quitter , & le bien qu'on veut faire embraf-„ fer, c’est un travail plus onéreux qu'utile ,t , d’y contraindre , au lieu d’instruire.
Voilà , Monsieur , une maxime bien con-traire à celles qu’on fuit dans votre Patrie.
Vous êtes lans doute dans les mêmes préju-gés , & c’est la raison pour laquelle vous rap-portez toujours avec un air de triomphe lesrigueurs exercées contre les hérétiques. Vousvoulez flatter aussi , ou vous craignez encorele redoutable tribunal, fous les yeux duquelvous écrivez. Je ne vous presserai donc pasdavantage fur cet article. Je passe à votre cin-quième Volume.
Vous y faites mention de la lettre de Ber- q-trand , Evêque de Metz, au Pape, & vous y p gdonnez une tournure qui ma frappé : Bertrand , ‘ 'Evêque de Metz,-, écrivit vers le même tems au **Tape ( Innocent III ) qu’il fottpçonncit y avoir gfr íranddes hérétiques dans fa Ville O’ dans son EvêqueDiocèse , sur ce qu'on s'emprefsoit de se procu- de Meizrer les Livres de l’Ecriture-Sainte traduits c» à Inno-Trançoìs, Sc qu’on tenoit des assemblées fe- csnt Id,crettes des deux sexes , où les uns & les autresfe prêchoient. Comment donc me fuis-je dit enmoi-même , je ferai soupçonné d’hérésie , parcsque ne fççahant ni le grec ni le latin , & dé-sirant de lire l’Ecriture-Saínte , je m’empresse-rai de me procurer les Livres saints traduits enune langue quej’enteadsí L’Ecricure renferme-»
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