181 Septieme Lettre.
164,8 > à Amsterdam, chez Jean Blaeu , sousle nom de Corneille d’Egmond, à Cologne ,son troisième volume in-fol. de ente fuperna-turali ; ouvrage qui est tout entier contre lespropositions attribuées à Baius. Dans la dis-pute 13 , n. 84, il rapporte les vers de SaintProíper , pour prouver que la grâce purementsuifisante, est commune à tous les hommes.Après avoir cité pour preuve , ce vers , utcuncios 'vocet illa quidem , Sc les cinq qui sui-vent , il s'applaudit, & s’écrie en triomphant ;Entendez-nous comment la grâce de "Dieu ap-pelle tous les hommes - attelle ne fe refuse £?* nese soufrait à personne , fe non substrahatuìli : élqe chacun est ie maître d'y obéir, £? quec’est pour cela que la désobéissance est impu-tée k péché. Qui ne riroit d’entendre ce bonhomme s'applaudir & triompher , en nousdonnant pour la doctrine que l’Egliíë faitprofession d’enfeigner lur la grâce, le systèmedes Demi-Pclagiens qu'elle a frappé d’ana-thême ì
a8. Ii faut que le Moliniíme Sc le Demi-Péla-Le fys gíanifme foitnt bien semblables, pu'squ’un Jé-tême de"f u i t e , qui auroit tant d’intérètà les distinguer,Jélmtes ■ m £p re nd de 1?. forte & prend l’un pourdes De 1 autre. II ìemble que ce soient deux jumeauxVii.péla. qui aient les traits du visage si parfaitementgiens , semblables , qu’on np puisse les distinguer ,íont aiiíììpu-ftju’un Jésuite même prend l’un pour l'au-fembla. tre _ Qu’ on ne dist pas que c’est une erreur dedeux ^'"lait , qui 11e doit pas erre tirée à conséquence,meaiix' Certe erreur dans le Fait, suppose erreur dansle droit. Si le Pere R'palda n’a voir pas étédansl’erreur des Demi-Pélagiens far la grâce ,il n’auroit point pris , comme il a fair, le sy-stcme de ces hérétiques , pour 1a doctrine de