à Morenas. 197
âvancer des faits si notoirement faux ? Si vouîaviez lû l’Histoire des Congrégations de Auxi-liis , vous j auriez vu que dans la cinquième Dup.on condamna le -sentiment de Molina tou- Hist. du'chant les forces du libre arbitre avec le con- 17- fié-cours général de Dieu , particulièrement en ce de , p.qu’il rejette la Prémotion , & en ce qu’il croitSo 81,que l’homme peut faire des actes naturels de t. nfoi , d'efpérance & d’amour , quant à la sub-stance , par les seules forces de son entende-ment & de fa volonté, quoique ces actes nepuissent être surnaturels fans la grâce'. On trou-va que cette opinion étoit peu conforme à la'doctrine Catholique , & q.u’elle approchentfort de Pelage.
Je ne von s rapporterai point ici tout ce qui II(íè passa dans ces célébrés Congrégations tou- Le systê-chant la Doctrine de Molina, qui y sut exami-me denée avec un soin, une équité, une modéra-** ol . in:l ,lion, une patience, dont On voit peu d*e- *xemples. Les Parues furent ecoutees autant à fècti-de fois qu’elles le demandèrent ; les Jésiûtes t ure , à-[ a -toujours vaincus, toujours confondus , deman-Tradi-doient toujours de nouveaux examens, dans don , ìlesquels il demeura constant par le jugement 531 "?des Coníiilteurs , tous également recomman-dables par leur science & leur piété, que le de ccttasentiment de Molina sur la Grâce & la gré- doctrinedestination, Sc la science moienne, étoientcst drcs--non-seulement contraires à la doctrine de SaintThomas , de Saint Augustin & des autresPeres , mais encore à l’Ecriture-SaiRte & auxDécrets des Conciles. Les Consiilteurs arrê-tèrent le zi Novembre 1598 , la Censure qui 1fut ensuite dressée par Coronel Secrétaire de'Congrégation , Sc enfin luë , approuvée &confirmée de tous , à f exception d'Antoine
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