a, Morenâs, 1 î ;
désirs inefficaces : c’est même une fuite desésiat pré-;principes > & une conséquence qu II en tire t^nt à
ìui-même. „ La délectation victorieuse , dit-il adjuto*», qui est , selon Saint Augustin , la grâce tfiï- rmm„ cace , est relative; car elle est victorieuse„ lorsqu’elle surpasse l’autre ; que s'il arrive que Aug. r,,, l’autre soit plus vive, alors l’esprit n'auta 5- b.», que des désirs inefficaces , & ne voudra ja- c - ll„ maïs efficacement ce qu’il faut vouloir : ,, Infolts inefficacibus defideriis bœrebìt anìmus , necejpcaeiter imqttam volet quod volendiim est.
1 II est vrai que Jansenius ne reconnoît pour 6.la vraie grâce de Jesus-Christ, qui est propre- g/ace
ment la grâce , que celle qui fait vouloir effìca-cernent le bien. Mais il en reconnoît d’autres e fl !a *qui n’ont pas leur effet ; & s’il rejette la grâce »j a i csuffisante, ce n’est que dans le sens des Pela-grâce degiens Sc des Molinistes , qui, par grâce suffi-J- c *fan te , entendent un secours , qui donne aulibre arbitre un pouvoir plein & entier d’agir ,fans aucun autre secours : c’est pourquoi il ditque jamais la grâce n’est suffisante dans le sensdes Molinistes , maïs efficace , ou inefficace :
Gratia numejuam est st/fpeiens , fed vel essieux , Ibïd. I.vel inesticax. Janscnius s'explique fur cela d’uneq., c. i.maniéré fi claire, qu'il n’est pas possible d’en™ jdouter. “ Nous appelions grâce suffisante, dit-il, ’
,, ou secours suffisant, celui après lequel il ne^‘ '
„ manque plus rien de la part de Dieu comme 7> ^
„ principe, pour que l’homme veuille Stagifle... . J 3nfe *' 1, • í. i, J i i r ° „ mus ne
,, Mais li on 1 entend dans un autre sens, j a
,, qu’on appelle , suffisant comme quelques-g tacc f u f.,, uns l'appelleiit , ce qui suffit pour dire qu’unfisante„ homme peut agir, quoiqu’ii ait besoin d’unque dans
„ autre secours pour agir effectivement. les f ? ns
„ Saint Augustin ne feroit peut-être pas diffi-jj^^ ^,, culte d'admettre une grâce suffisante de cette jj es Mo _
, espèce, mais il ne la regarderoitpas comme limites.