, 3 -deCht.' 10.
à Morends. 117
Vous prétendez que cette grâce nuit à laliberté , les Pélagiens ì’ont prétendu avant ta grâcetous; mais vous vous trompez les uns & Jesaàmileautres, elle n'y nuit aucunement Si ne né-k"" s * 1 . ntceílite point , puisque fous l’opération de la & fa,,}™,grâce la plus efficace , le libre arbitre , quel- n j Us neque prévenu & déterminé qu’il soit à faire le nuitbien, conserve non-seulement le pouvoir de'pointàl*ne pas le faire , mais mème peut faire le mal : liberté.Dicimns ìgìtur liberiumarbitrum, quantumcum- j an p fque •vehttnentï nique afjicœci gratin, delec- j’ "tatione pra-ventum atque determinntum ad fa-cìendum bonum > adhuc t amen pofle , non- tan- "tum bonum non faccre , sed e'.iam facere ma-lum.. Volmuas quantumcumquî gratin sua-njitate rapiatur , pote fl non ngere id tn qnod ra-pitur , quia -veram non agenài poteflatetn ,etiam fub gratin rapiente retinet. Peut-on re- I(ï .connoître d bine maniéré plus nette , plus clai- Janfé-re & plus précise ie pouvoir de résister à lanius te-grâce la plus efficace , que lésait Janíénius jconnoîtCes expressions couvrent d'une confusion le . P°“"éternelle , Sc M. Morenas , «Sc tous ceux 'qui ?
ont accusé ce saint Prélat d’admettre une grâce ^ grâcenécessitante & irrésistible , & de ne recon-lì àznoîcre dans l’état présent d’autre liberté que forte,celle qui exclut la coaction. Le P. Annat,forcélui-méme de le reconnoître , n*a pu Ce débar-rasser autrement de i’argument invincible quefournissent ces expressions de Janfénius , qu'eildisant qu’il fe contredit.
Vous ajoutez à la seconde accusation contreJanfénius , ce qui fuit : Cotitï
' „ Le sentiment le plus suivi dans l’Ecole est , nuat#
„ que fans entrer dáns la question de íçavoir T. 5.,, de quelle maniéré la grâce réside & opérep. 353,
„ dans nos aines , Saint Augustin ne s'attacbe n.
„ ou'à en prouver aux Pélagiens la nécessité Létat de
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