à Moren-œs. iji
„ beaucoup de piété. On ne lui a jamais rien„ reproché fur les mœurs, il étoit retiré, sobre,„ pieux fans superstition , charitable envers les-„ pauvres. II préchoit quelquefois avec beau-„ coup de zélé, de force & meme d’onction. „ IIfaut que la force de la vérité soit bien grande ,pour vous avoir arraché ce témoignage , quirenverse en quelque sorte tout ce que l’espritde mensonge vous a sait dire contre Jansénius jMentita est iniquités fibi.
Je m’ctois proposé dans cette Lettre d’exa-miner ce que c'est que le Jansénisme, qui estle fondement de toutes les calomnies, donsvotre Continuation est remplie. Et par l’exa-men que j’en ai fart, il paroît constant que Jan-sénius n’a enseigné aucune erreur ; que toutesles acccusations que vous formez contre lui fontfauslés ; en un mot, qu’il n’a rien enseigné Scdit que d’après Saint Augustin, dont il luit non-seulement les sentimens , mais même dont ilemploie si familièrement les -expressions, qu’ilsemble ne pas avoir d’autre Dictionnaire queles Ecrits de ce Saint Docteur. Aiant ainsiréfuté vos calomnies contre l’Evêque d’Ypres ,Sc justifié les sentimens de ce respectable Pré-lat , je serois en droit d’en de m eu ter-là , puis-que j'ai renversé Sc détruit, par le fondement ,votre Continuation , qui ne présente rien d’in-téressant, ainsi que les huit Volumes précé-dens , mais seulement des déclamations .conti-nuelles contre tous les gens de bien , fondéesfur l’accufation de Jansénisme. Toutefois lesgrandes suites qu’a eu l’Ouvrage de Jansénius,& les événemens qu'il a occasionnés, m’ert-gagent à continuer mes remarques , soit pourrelever quelques-unes de vos calomnies ; ( jedis quelques-unes, car pour entreprendre de,
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