à Moren.is. 14s
„ On peut se tromper , dit ce saint Docteur, Lib. de„ en trois maniérés qu'il explique. La premiere ll “ lir '
„ est quand on prend pour vérité une opinion "edendt„ faune , qu on croie avoir ete le sentiment de„ l’Auteur qu’on lit > quoiqu’il n’ait pas été dans I? _
,j cette pensée. ,,( II y a alors erreur dans leRéglesdedroit & dans le fait ; dans le droit, parces. Augus-qu'on est dans f erreur ; & dans le fait, parce t !n , pontqu’on fe trompe encore, en attribuant à l’Au-teur qu’on lit, l’erreuí qu’il n’enfeigne pas. Lu- r ** sther & Calvin errent de cette façon fur la li-ie íensde*berté, fur les Sacremens , &c. en s’imaginant Livres,que l’Ecriture contient leurs erreurs* qu'ils pren-nent pour des vérités.) damí"
„ La deimeme maniéré de le tromper . . . . dreit Sc,, est quand on prend pour vérité une opinion dans Ir„ fausse , mais qui a été réellement enseignée taie.
„ par l’Auteur qu’on lit. „ ( Alors il y a er- Erreurreur de droit, parce qu’on prend pour véritédans leune opinion fausse; mais il n’y a pas erreur‘* ro ‘ t &de fait, parce que l’Auteur , auquel on attri-j 1 e °” a ?_ ar ' 3bue cette erreur, l’a réellement enseignée. ) Erreu
„ La troisième maniéré de fe tromper est„ quand nous entendons les paroles du Livre feit &
-, que nous liions en un sens, qui ne renferme non dan»„ rien que de conforme à la vérité , quoique 1 e droir.„ ce ne soit pas en ce sens , que celui qui lesj, a écrites, les a entendues. „ ( II y a alors er-reur de fait , parce qu’on attribue à l’Auteurqu’on lit des íèntimens qu’il n’a pas eus ; maisil n’y a point d’erreur de droit, parce que celuiqui lit n’approuve point l’erreur , puisqu'il necroît pas même qu’elle soir renfermée dans leLivre qu’il lit. )
C’est - là la feule erreur que îe Clergé de 10 'France a reprochée aux défenseurs de Janíé-^»ius, en trouvant mauvais qu'ils donnassent jansé-
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