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Lettres d'Eusèbe Philalèthe à M. François Morénas, sur son prétendu abrégé de l'histoire ecclésiastique de M. Fleuri ...
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a Morenas.- r's-

,yceítn dc différentes choses trcs. méptii'a- blés. ( a ) Voilà de quel (cil vous auriez re-gardé, íi vous aviez été équitable, & ce quevous auriez pensé de la Queftion- Roiale , &de lApologie de l'Evêque de Poitiers. Maiscette injustice de votre part, n'est que le prc-

(íî) Si lAuteur de la Religion vengée avoit eu deléquité & d u bon sens, il auroit-porte le même juge-ment de ia Question Royale , & il nauroit pas employédeux Lettres ( la treizième la quatorzième ) á com-battre gravement une plaisanterie , publiée sans3 a participation de lAuteur, qui navoït fait cetEcrit dans fa jeunette que par complaisance pour P* 11 **ce Seigneur, dont le zélé, quoique louable pour 2.6 j.conserver la vie de son Prince , nétoit pas selonla science , mais dont lintention étoit bonne. En-fin , celui qui se donne pour Vengeur de la Re-ligion , a oit eu de la charité , il nauroit pas misau rang des Auteurs impies , qu entreprend de réfu-ter , un saint & Içavant Abbé , Tune des plus grandeslumières de son siécle, & Pun des plus zélés & desplus intrépides défenseurs de la Foi. Mais ce. quil y ade plus criant & de plus révoltant, cest de voirieprétendu Vengeur de la Religion , qui est Prêtre &Religieux ( Recoller ) user de ménagement & avoirdes égards pour les vrais impies , * tandis quil se ré-pand en invectives contre PAuteur de la QuestionRoyale , & quil le charge de toutes les injures & detous les outrages que la besace a pu lui fournir. CerEcrivain qui combat une chimère , 8c gui prend uneplaisanterie pour des décisions fur le Suicide , & faitun crime á M. de Saint-Cyran de cc quil a écrit enfaveur dun Seigneur qui porte_ laffection pour sonPrince jusquá vouloir sôter la vie pour la lui conser-ver ; cet Ecrivain , dis-je , aura-t-il le même zèlepour combattre les monstrueux Caûiistes, qui donnentdes leçons de parricide , 8t apprennent à des sujets itremper leurs mains sacrilèges dans le sang de lentRoi ï Le prétendu Vengeur de la Religion , qui seplaint de ce quou n'apas manqué de réimprimer dans

* Je ne croirai pourtant pas, ( dit-il, pag. 262. )

» quil y ait un peu de friponnerie dans les inconsé-nqueuces de M. de Voltaire « ( Pourquoi ne le pascroire ? ) Je ne dirai pourtant pas non plus, que M.

» de Voltaire soit un peu foìt.. « ( Pourquoi ne pasdire quil Test beaucoup ) » Je reilemblerois â cesxgens qui fout trop difficiles,