a Morenas-, 5 ï f
3 r que Saint Augustin n’engageoït pas feule-ment par fes Letrtes à lire l'Ecriture-famte,mais-auxquelles il donnoit encore la clef dece Sanctuaire, en leur en facilitant la lecture Scl’xftelligence par fes Ecrits , y ont-elles trouvéla mortì Les Saints Docteurs, les Augustins lesJérômes , les Basiles , les Ambroises , les Chry-sostomes, les autres Peres, qui, dans leurs LettresAc dans leurs Traités fur la Virginité, ont tantrecommandé la lecture de l’Ecriture aux Vier-ges & aux Dames chrétiennes, les y ont exhor-tées , leur en ont donné la clef; ces saints doc-teurs , dis-je , n’étoient-íls que des guides aveu-gles , qui avoient l’imprudence & la téméritéd’introduíre les femmes dans un Sanctuaire 0»elles ne font gtàres entrées , selon M. More-nas , fans y trouver la mort ? Quel hommeque M. Morenas ! II en íçait plus que les Apô-tres & que tous les Peres de l'Eglise. II estplus habile qu’eux dans la conduite des âmes ,il est en état de leur donner là-nestus des leçons,& de les redresser. Les Peres ont eu tort decroire que l.'ignorance de l'Ecriture est lasource d’une foule d’hérésies & du dérèglementdes mœurs , puisqu'au contraire , le secret leflus infaillible que les partisans de l’erretiraient pu trouver pour répandre leurs nouveau-tés , c'efl d'introduire le peuple dans le Sanc-tuaire de l’Ecriture ; les Peres étoient des aveu-gles , lorsqu'ils recommandoient par les pluspressantes exhortations la lecture de l'Ecritureaux Vierges consacrées à Dieu , dans l’eípé-rance de trouver dans ces sources pures despréservatifs contre la corruption du monde :M. Morenas , plus éclairé qu’eux , leur ap-prendra au contraire , que les femmes ne fontguires entrées dans ce Sactuaire , fans y