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au. Roi, reçut les plus grands applaudisse*mens : elle étoit si accablante, cju’elle eûtpû faire fur le Prélat le même effet que la dé-fense de la traduction de Mons fit íur M. Mal-let, si le Prélat avoit été aussi sensible que 1*Docteur.
jMoienas
T. io.p. 84.85.
D’Avr.T. 5.p. 145.
11.
Accusa-tions lidiculesconire11M- der. R, ausujet delìsle deNord-ftrant.
Je passe à une accusation d’une nouvelle es-pèce contre Messieurs de Port - Royal. Ellen’est pas de votre invention ; mais vous l’adop-tez par le goût naturel que vous avez*pour lafable , & plus encore par le désir de décrier& de répandre du ridicule fur ces grands hom-mes. Messieurs de Port-Royal , dites-vous ,„ avoient acheté de M. Lest , Supérieur de„ l’Oratoire de Malines, une partie des terres„ qu’il avoit dans leNordsttant, Isle du Duché>> de Slefwig , qui , après avoir été formée„ par les tempêtes, avoit été presque entiére-„ ment submergée en 1634, & qu'on avoit„ depuis tâché de dessécher. M. Coît étoit un,, des enfans spirituels d'Antoínette Bo.urígnon ,„ cette fameuse fanatique des Pays-Bas. 11,, avoit cru que Dieu ne lui avoit inspiré le„ dessein de travailler au dessèchement du„ Nordstrant , que pour y ménager une re-„ traite à une troupe de Saints persécutés en„ France , où 011 les qjssigeoit à signer le For-„ titulaire d'Alexandre VIE 11 s’étoit accom-„ mode avec eux de ce qu’il y possédoit , &„ cette Isle étoit ainsi destinée à devenir l’afylede,, la grâce proscrite à Rome & bannie du„ reste du monde catholique ; mais la transmi-gration n’eút pas lieu, & Messieurs dePort-,, Royal revendirent le 18 Novembre 1678 ,„ cette possession au Duc de Holstein, & per-,, dirent beaucoup à ce marché. II fallut que„ chacun d’eux portât une partie de la perte ,„ & la répartition ne fut pas du goût de tout