338 Quatorzième Lettre
été rc- dre la paix à ion Eglise. Je vous ai déja dit,çue, iiirla a p r és le grand Colbert , que c’est se perdre &íuifilance j e C0UWlr d’un opprobre éternel , que d’oser yà toucher. D’ailleurs je vous ai fait voir , quetusiix^ I e sentiment des quatre Evêques touchant laMor. suffisance du silence respectueux à l’égard des1 I0- faits non révélés, décidés par i’Egliìe , étoicp 3 7 3. le sentiment de tous les Evêques de France,D’Avr. comme dix-neuf Prélats le déclarèrent en écri-T. 4, van t au Roi & au Pape même. Le Clergé def. .163. ftance n’a point changé de sentiment ; Sí dansl’Assemblée même , où la Bulle Vineam Do-mini sut reçue , le Président & les autres Evê-ques le pensoient ainsi. C’est pourquoi M. deNoailles, dans le discours qu’il y prononça necrut point offenser l’Egliíe Romaine, en dé-clarant qu’elle ne prétend point être infaillibledans la décision des faits,même dogmatiques,qui 11e font point révélés. C’est en vain quevous voudriez vous inscrire en faux contre cediscours , parce qu’il n’a point été inféré danslbid. le Procès-verbal des Commissaires. Vous ajou-*. 37j,tez " qu’on trouve au contraire , expressé-„ ment,que dans les séances du 21 & 22 Août,„ on déclara que les Constitutions des Papes„ obligent toute l’Eglise, lorsqu’elles ont été ac-„ ceptées par le corps des Pasteurs , & que„ cette acceptation se fait par voie de jugement.,,II faut , Monsieur , que vous aiez bien ou-blié votre Logique , si toutefois vous Pavezjamais sçue , pour croire que cet Article estcontraire à ce que dit M. le Cardinal de Noail-les dans son discours. Qu'y a-t-il de contrairedans ces deux Propositions : L’Eglise Romainene prétend point être infaillible dans la décifiortdes faits , même dogmatiques , non révélés -les Constitutions des Papes obligent toute l’E-glise, lorsqu’elles ont été acceptées par le corps