Buch 
Lettres d'Eusèbe Philalèthe à M. François Morénas, sur son prétendu abrégé de l'histoire ecclésiastique de M. Fleuri ...
Entstehung
JPEG-Download
 

a Morenas. 347

miel on vouloir exiger des Prélats & des fidè-les la même soumilfion d'esprit & de cœurpour un sait certain, que pour des dogmes deFoi. Ils résistèrent courageusement à cette Lotinjuste, & distinguèrent dans leurs Mandemensdeux choies entre lesquelles il y a toujourseu , & il y aura toujours une si grande diffé-rence. En vain les ennemis de la vérité & dela paix chercherent à les opprimer , en irri-tant contre eux les deux Puisiances. Ils virentlorage prêt à fondre sitr eux fans en être ébran-lés , & résolus de périr plutôt que de sécar-rer en rien du chemin de la vérité 3 c de lasincérité chrétienne. Alors celui qui commandeaux vents & à la tempête , suscita dix - neufPrélats , qui vinrent à leur secours , rendantle plus glorieux témoignage à la pureté desíentímens & à la sainteté de ces grands Evê-

ques.

Les dix-neuf Prélats intercesseurs , commeil vous plaît de les appeller , déclarèrent hau-tement dans les Lettres quils écrivirent au Pape& au Roi," que lEglife ne définit point^nnent avec une certitude entiere & infaillible ces au íe-

L-à

Dix.

neufEvê-

,, faits humains que Dieu na pas révélés , & cours des quainsi tout ce qu'elle exige des fidèles en IV - ces rencontres , cest quils aient pour ses T. 10. décrets coût îe respect quils doivent P- li-

me plus contraire á la raison & au droit naturel , que t. 3. pt-ce!!e quils exercent fur ces pauvres Indiens , dont ilest fait mention dans la Relation de Portugal. Et ce 'quil y a de plus afiiigeanr , cest de voir que ceux furlesquels ils exercent cette tyrannie , aiment leur es-clavage , 8t refusent den sortir , jufquau point de nepas vouloir jouit de la liberté quun Prince équitable& bienfaisant leur offre , & jusquà se révolter con-tre lui , eu sopiniâtrant á parler au mépris dune sageloi, qui leur ordonne de se taire.

(u) » On ne sçauroit lire ces parolesde sens raflis, 8c»síuis prévention , dit le P. dAvrigni, quon ifavouf

P vj