â Morenas.
, cette démarche des 19 Prélats , qu'ils avoienc,, assisté pour la plupart à l’Assemblée générale„ du Clergé ost il avoir été déclaré que l’Eglife„ prononce lur les faits qui appartiennent à la„ Foi, avec la même infaillibilité que fur laFoi même. „ Vous confondez toutes les idées ;vous voudriez faire croire que le Clergé deFrance a déclaré que P Eglise prononce infail-liblement fur des faits tels que celui de Janfé-nius, Sc c’estce que jamais il n'a déclaré. Qu'est-ce que le fait de Jansénius a de commun avecles Faits qui appartiennent à la Foi B Les faits ,
Le fait dfl-nius ne
l’Eglise manqueroit de moiens pour s’asliirer de latradition 8c le faire entendre de les enfans. Craint-ondonc que parcs que l’Eglife n’a pas une autorité in-faillible dans le jugement & le choix des termes,tous les Pasteurs, par erreur de langage ne viennentà prendre le oui pour le non ; & que voulant enseignerpar exemple , qu’il n’y a qu’un Dieu , ils s’accordenttous á dire qu’il y eu a deux S Faut-il avoir recours áune a distance extraordinaire & surnaturelle pour évi-ter cet inconvénient / On n’a pas cette assurance dansla société humaine ; cependant on ne volt pas queles peres & les meres soient dans l’impoíTibilité deconnoître d’une maniéré aiiiirée ce que demandentleur s enfans. Quoi ! parce que les hommes fe trom-pent quelquefois dans le jugement critique qu'ils foutd’un Ouvrage long & difficile , il faudra conclurequ’on ne peut plus compter fur leur jugement , 8cqu’il n’y a point de voie au monde pour fe faire en-tendre sûrement.
Quoi qu’en puisse dire le P. d’Avrigni , l’Eglifen’est point infaillible dans le jugement des faits nonrévélés , tels que celui de Jansénius dont elle ne peuttrouver la vérité que dans des informations toutes hu- D'Ávs..mailles, 8c dans le témoignage des sens qui font,faillibles , & non dans les sources de la révélation. Si t- ?»quelquefois elle a ordonné qu’on dit anathème aux 41 6.personnes 8c á leurs écrits, ce 11’est point, comme, 17 _le prétend le P. d’Avrigni, une nouvelle preuve da^ 'son infaillibilité dans In décision dessaits , qu’il appel-le doiïrinaux : tout ce qu’on en peut conclure , c’eltque d'iin côté ces faits étoient constans 8c notoires;à que de l’autre , ii y avoit iujet de croire que ceux?ui les contestoieut le fabulent de mauvaise foi &