petit appartenirà la foi*
Ibid,?. + 75 '
j jo Quinzième Lettre
.qui appartiennent à la Foi, sont les faits ré-vélés. Oscriez-vous bien dire que le fait pré-tendu dogmatique de Jansénius est un fait ré-vélé , & qu’il a été déclaré tel par l’Assembléedu Clergé ? Non , Monsieur , le fait de Jansé-nius, non plus que celui de Theodoret, & au-tres semblables, u’ont jamais appartenu à la Foi :ils n'y appartiendront jamais ; & l’Eglise neprononce point sur ces sortes de faits avec h tsnéme infaillibilité que fur la Foi. L’Eglise n’apoint de nouvelles révélations. Si le soit deJansénius étoit un fait révélé, il auroit été ré-vélé aux Apôtres , le sens commun permet-ilde le croire ì Or s’il n’a point été révélé auxApôtres > il est de la classe des faits sor léssquels l’Eglise ne prononce point d’une maniéréinfaillible: il est absolument séparé du dogme ,comme tous les autres faits de cette eípeee.Ainsi rien n’est plus vrai que ce que les dix-neufEvêques marquèrent au Pape ; & bien loinqu’on en fût surpris > aucun Evêque ne trouva
par attachement â l’erreur. C’est pourquoi l’Eglisen’a point insisté sur la soumission aux décrets portéscontre quelques auteurs, lorsqn’elle a été assuréed’ailleurs de la droiture des intentions & de la pu-reté de la foi de ceux qui contestoient ces faits. C’estce qu’on a vu en particulier dans l’affaire des troisChapitres par rapport aux Evêques d'istrie. Cette. note est un peu longue, mais ausli renverse-t-ellepour le moins un volume du P. d’Avrigni. Ce Jésuite'convient, en marchant sur les traces de son héros( M. Fenelon ) que si l'Eglise n’a pas Pautorité in-faillible dans le jugement des faits , tel que celui deJansénius, elle exerce la plus horrible tyrannie furles fidèles , qu'elle expose tous les jours d /-tire de fauxfermens. Ce n’est point l’Eglise qui exerce cette ty-rannie , ce sont quelques-uns de ses ministres , quiabusent de leur autorité en France , le seul païs dumonde où cette signature ait lieu. An surplus, nous 1eonvenons que sexaction de la signature du Formu-laire , est la plus horrible tyrannie ; & que ceux quiP exigent, se rendent coupables d’autant de parjuresqu’ils exigent de signatures.