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íì vous étiez assez téméraire pour l’accepter ,vous en porteriez toute la confusion. D ail-leurs , vous pourriez trouver à votre rencontrequelque scavant du Corps , dont le P. Gerberona été l’un des plus illustres Membres, qui pour-rait vous faire repentir d’avoir parlé comme vousavez fait de ce grand homme, & réfuter toutesvos calomnies. Je vous avoue cependant ,Monsieur, que le P. Gerberon , 1‘Historien desJansénistes , comme vous i’appcliez , méri- r s.toit une place distinguée dans votre Abrégé , & ! ’ on atts -même par bien des endroits , par son zélefk ein ® ntpour la doctrine de Saint Augustin & la pureté * r j^ ede la morale chrétienne ; par cette multitude , s a ;, lt Au<ou, li vous voulez ce déluge d’écrits fur les gustin Scmatières de la Grâce , auíli conformes aux prin-à U íáin.cipes de ce saint Docteur , que contraires à ceux \ e Mai "de Pelage; enfiu par son attachement à la sainteMaison de Port-Royal. Tout cela forme autantde titre en sa saveur, qui ne vous permettoientpas de l’oublier , & de le priver de l’honneurd’avoir part aux outrages dont vous chargezles grands hommes de Port-Royal , les plussaints Evêques , & les plus habiles & les plusvertueux Théologiens.
Vous ajoutez , ea parlant du P. Gerberon ,qu’il fut convaincu d’avoir paru'* en habit [écu- i>. Ger»lier , quoiqu'il fût Religieux de Saint Benoit, héronCela íè peut. Si vous sçaviez l’histoire , vous £^*3®n’ignoreriez pas que plusieurs saints Evêquessaints Moines , ont été obliges autrefois de se/ e ^usdéguiser pour se soustraire aux violences des mire kAriens , des Iconoclastes & d’autres hérétiques ;ía vio.le P. Gerberon est-il plus coupable qu’eux d’a- ,cnce -stvoir paru en habit séculier , pour mettre , si^'! emie -non fa vie, du moins fa liberté à couvert ! Suroît- illls 'ce un plus grand crime dans un Religieux deSaint Bentit , de faroítre en habit de séculier,
Q.