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« dans la chais par rincarnatiou : d’autres , que le pain & le vîun sont changés en la chair & au sang , non de J. C. mais de tout„ homme agréable à Dieu : d’autres , que les prêtres indignes nen consacrent point ; d’autres , que le corps de J. C. ne demeure» point en ce sacrement pour ceux qui communient indignement.Alger réfute solidement toutes ces erreurs , St traite à fond toutela matière de l’eucharistie. Nous en rapporterons un autre paílagequi nous paraît fort important. » Si le sacrifice , dit-il , que» nous offrons tous les jours , étoit différent de celui que J. C.n a offert une fois , il ne feroit point véritable , 8t il l'eroit su-is perdu ; car l’oblation que J. C. a faite dç lui-même une fois ,» étant véritablement la vie , puisqu’elle est la vie éternelle , &,1 qu’elle suffit elle seule pour nous la communiquer ; quelle autren vie pourroit-on nous promettre , ou nous procurer par une autren oblation , s’il étoit vrai qu’il y en eût une autre T Car il faut„ nécessairement qu’une autre oblation nous communique unn autre salut, ou qu’elle soit inutile & superflue , íì elle n’a„ d’autre effet que de nous procurer le même salut, que Tunique» oblation de J. C. nous a méritée , 8t qu’il est en son pouvoir« de nous communiquer. Comme donc il est Impossible qu’il y aitn un autre salut que celui que J. C. nous a mérité en s’oft'rant„ pour nous , il eít d’une évidente nécessité que le sacrifice quen J. C. a tait de lui-même une fois , & celui que nous offronsi» tous les jours, soit absolument le même ; £t que par ce moyeu ,>> il soit toujours également suffisant & également nécessaire , &» qu’il ne soit jamais superflu. « Alger fut toute sa vie exemptd’ambition St d’avarice. Plusieurs évêques d’AUemagne lui offri-rent des revenus & des dignités considérables , mais il préfératoujours son état de médiocrité. Enfin en IIri , il embrasa la viemonastique à Cluni. II y édifia le S moines par son humilité , lapureté de fa vie & la douceur de ses mœurs , & mourut sainte-ment Tan íì51 avec la réputation d’un bon philosophe & d’unthéologien exact.
ALLATIUS , C Léo ) garde de la bibliothèque vaticane ,naquit dans Tille de Chio Tan i;86 , d’une famille de grecs fchif-matiques. Dès l’âge de neuf ans, on le mena en Italie , & ils'arrêta dans la Calabre. E11 1600, il vint à Rome , 011 il fit duprogrès dans la philosophie St dans la théologie. Bernard. Jufti-niani , évêque d’Anglona , le choisit pour être son grand-vicaire.Mure Jujliniani , évêque de Chio , lui confia le même emploidans son diocèse. Delà il revint à Rome , où il étudia en méde-cine sous Jules César Lagalla , St il fut choisi peu après pour en-seigner dans le college des Grecs. Le pape Grégoire XV , instruitde fou savoir St de sa sagacité , Renvoya en Allemagne Tan 1622 ,pour faire transporter á Rome la bibliothèque de l’clecteur Pa-latin , qui étoit à Heidelberg , & dont l’électeur de Bavière avoirfait présent à ce Pape. Allatius , après avoir demeuré quelquetemps chez le cardinal Bifcia , devint bibliothécaire du cardinal