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§ il-
De la Pénitence.
C’étoit par la pénitence que l’on rentroit dans la participationde l’eucharistie ; mais il falloit, selon St. Ambroise , que cette
Î iénitence fût lìncere , que le pécheur demandât le pardon avecarmes devant tout le peuple. On différois de le rétablir dans l’u-sage des sacremens , jusqu’à ce que l’on vît . de la ferveur 8t desmarques non équivoques d’une vraie conversion, n J’ai connu ,», dit cet illustre docteur , plusieurs personnes , qui pendant le», temps de leur pénitence se sont gâté le visage à force de pleurer»> leurs péchés , qui ont creusé leurs joues par le cours de leurs»> larmes continuelles , que leurs jeûnes & leurs austérités avoient» rendues si pâles & si défigurées , qu’elles portoient dans un» corps vivant , l’image de la mort même. « II ajoute que pourêtre vraiment pénitent, il faut que l’homme renonce à soi-même,Lt qu’il se salle en lui un changement total. » 11 faut, dit-il, renon-« cer absolument au monde, il faut donner moins de temps au som-» meil que la nature n’en demande , l’interrompre par des gé-rs misl'emens & des soupirs , en employer une partie en prières.II étoit si persuadé qu’il est infiniment rare de retourner à Dieupar une véritable pénitence , qu’il allure qu’il avoit trouvé plusde personnes qui avoient conservé l’innocenCe du baptême, qu’iln’en avoit trouvé , qui l’ayant perdue, l’eulìênt recouvrée par lapénitence. » II y en a , dit-il , qui ne demandent la pénitence »», qu’afin qu’on leur rende ausli-tôt l’usage de la communion. Les») personnes ne désirent pas tant d’étre déliées que de lier le» prêtre ; ni de décharger leur conscience , que de charger celle», du prêtre , à qui il est ordonné de ne point donner le saint aux», chiens. La grande maxime par rapport à la pénitence , c’est,», dit-il encore , non seulement d’eft'acer ses péchés par ses lar-», mes , mais de les couvrir par une vie toute remplie de bonnes« ceuvres,
§ III.
De l'EuchariJHe.
» Considérez , dit St. Ambroise aux nouveaux baptisés, quel», est le plus excellent, ou de la nourriture que Dieu donnoit aux», Israélites dans le désert, appellée le pain des anges , ou de la», chair de J. C. laquelle est le corps de la vie même. Vous me», direz peut-être : Je vois autre chose ; comment m’aisurez-vousn que je reçois le corps de J. C. Prouvons que ce n’est pas ce que,, la nature a formé ; mais ce que la bénédiction a consacré,
», que la bénédiction a plus de force que la nature , puisqu’elle», change la nature même. « Après avoir rapporté les miracles deM oys ;, il dit ; n Si la bénédiction des hommes a eu le pouvoir