71 ANS
animé : & on » comparé son histoire d’Alexis à celle d 'Ale-xandre par Quinte-Curce. Voyez le nouveau diciicmnaire hijlo-rìijue , en 4 vol. ìn- 8°.
ANSEGISE , écrivain françois , embrassa la profeslion mo-nastique dans le monastère de Fontenelle , dont il devint abbéen 825. L’empereur Charlemagne qui en faisoit beaucoup de cas,le mit à la tête de cette abbaye. Ansegise y fit revivre l’efpritde St. Benoit St une exacte discipline , rétablit les édifices , yeu ajouta de nouveaux , orna l’églife , augmenta la bibliothèque ,& en devint comme second fondateur. II mourut en 8;z. Onlui est redevable du premier recueil des capitulasses de nos Rois.Ce fut l’an 827 , qu’il rassembla toutes ces pieces , St en forma1111 corps d’ouvrage divisé en 4 livres. Le premier contient lescapitulasses de Chalemagne concernant les matières ecclésiasti-ques , en 6 z articles. Le second renferme ceux de Louis leDébonnaire touchant les mêmes matières, en 48 articles. Letroisième comprend les capitulasses de Charles fur les matièresprofanes , en 19 articles ; St le quatrième , ceux de Louis leDébonnaire fur les mêmes matières en 77 articles. Cette collec-tion a été fort célébré ; Louis le Débonnaire l’adopta , St larevêtit de son autorité. Charles le Chauve > son fils , la citoit ,comme ayant force de loi dans Pillage public. L’édition la plusexacte que nous en ayons , est celle que M. Baluye a inféréedans fa collection des capitulâmes , imprimée en z vol. in-fol.en 1677.
I. ANSELME , ( St. ) né Pan 10;; dans la ville d’Aouste ,fut attiré en Normandie par la réputation de Lanfranc. II étoitinfatigable dans supplication à l’étude , & en même temps ilmortiiioit son corps par les veilles , le froid & la faim. II em-brassa la vie monastique dans p abbaye du Bec , à Page de vingt-sept ans. Trois ans après , Anselme fut élu prieur , & s’appliquaalors avec plus de liberté à P étude de la théologie. II y fit de sigrands progrès , qu’il étoit en état de résoudre les questions lesplus difficiles , II n’étoit pas moins éclairé dans la morale. IIconnoiii'oit parfaitement le cœur de Phomme , & murquoit àchacun les moyens d’évìter le vice St de pratiquer la vertu. 11méditoit fans cesse les vérités de la religion , dont il écrivitquelques traités pendant qu’il étoit prieur du Bec. Le premierest celui qu'il nomma depuis Monologue , parce qu’il y parleseul , cherchant par la méditation les preuves métaphysiques del’existence de Dieu ; d’où il passe à la connoiilance de fa natureSt de í’es perfections. Anselme écrivit encore trois traités , de lavérité , du libre arbitre , & de la chute du démon , où il traitede l’origine du mal. II examina ensuite si par un seul argu-ment suivi , il ne pourroit pas prouver Pexistencc de Dieu &les attributs. II trouva ce qu’il cherchoit, St eu fit un traité. Cesouvrages 8t les antres qu’Anselme fit depuis , prouvent quec’étoit le meilleur métaphysicien de l’église latine depuis St.
Augufiitu